Après des études en mathématiques, en génie et en biologie, Maria Montessori décida d’étudier la médecine. Elle fut la première femme à laquelle l’université de Rome ait décerné le titre de docteur en médecine en 1896. Elle fut tour à tour assistante à la clinique psychiatrique de l’Université, directeur de l’Institut médico–pédagogique, professeur d’anthropologie à l’université de Rome et directeur d’Hygiène au collège féminin Magistro Femminile. Son travail auprès des débiles mentaux était imprégné d’une profonde compréhension et démontrait une qualité rigoureusement scientifique.
Le Ministère de l’Éducation l’invita à donner des conférences à l’université sur l’éducation des déficients mentaux. Elle appliqua les méthodes élaborées auprès des déficients mentaux aux enfants considérés comme inéducables, inaccessibles à l’enseignement. C’est en 1907, dans le quartier de San Lorenzo, qu’elle fonda sa première école. De 1912 jusqu’à la fin de sa vie, elle publia de nombreux livres et brochures sur les différents aspects de sa méthode, fit des conférences dans plusieurs pays et consacra une bonne partie de son temps à la recherche. La Doctoresse Montessori mourut en Hollande en 1952, âgée de quatre–vingt–un ans. Depuis 1907, des écoles Montessori ont été fondées dans plus de 50 pays. Depuis la mort de Maria Montessori la popularité de ses idées ne se dément pas. On assiste en Amérique du Nord à une croissance phénoménale du nombre d’écoles Montessori. La recherche en psychologie a tendance à confirmer les observations de Maria Montessori concernant le développement de l’apprentissage chez les enfants. L’École Montessori d’Ottawa adhère strictement aux principes Montessori d’éducation.